Beauté

À l'encre bleue

On le connaissait sur le dos d’Angelina Jolie ou à la cheville de Catherine Deneuve. Le tatouage change de peau et orne désormais l’édition limitée «Tod’s Tatto» de la marque italienne.
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«Double T Tattoo Inspired»

Signe distinctif dans certaines civilisations, le tatouage a fait, il y a une vingtaine d’années, son entrée dans la société occidentale en tant que vecteur d’identité, de rang, de position sociale. On le revendique comme un atout dans les tribus aborigènes, où il est également élevé au rang de forme d’expression, parfois plus politique qu’artistique. En Occident, porter un tatouage relevait plus de l’excentricité secrète, un motif peint à même la peau, que l’on cachait sous des mètres de tissus. Mais comme tout attribut dit déviant, le tatouage s’est peu à peu fait une place dans les mœurs et donc dans la tendance. Assumé aujourd’hui comme une des marques de beauté ultime, il devient, au même titre que le make-up, purement esthétique. Un geste à la mode, enclin à faire un tabac aussi bien sur les filles et les garçons que sur… leurs accessoires.

Saira Hunjan

La maison Tod’s, label incontesté de la maroquinerie et des souliers «made in Italy», a eu l’ingénieuse idée de s’offrir les services de la tattoo-artist d’origine indienne Saira Hunjan. De quoi «pimper» ses pièces signature à coups d’arabesques bollywoodisantes. Ainsi, le sac «Double T», le mocassin «Gommino», les slip-on et sneakers se parent d’une forme d’iconographie orientale, entre le tigre et le dragon céleste tian long, imaginée par l’artiste britannique en étroite collaboration avec les studios de création internes. «Travailler sur des accessoires, c’est aussi travailler avec une marque, avec ce qu’elle représente. Il faut trouver une harmonie entre les deux, explique la tatoueuse. Le défi résidait aussi dans le fait de rendre chacun de ces sacs différents avec la même imagerie.» Non contente de sublimer les créations Tod’s, Saira Hunjan s’est également attiré les louanges des beautiful people britanniques grâce à son utilisation unique du dermographe. Kate Moss ou Sienna Miller font régulièrement appel à l’artiste installée à Londres, lui conférant un statut d’ovni mode auquel il serait bon de s’intéresser de près. Tatouer un it-bag deviendrait-il aussi révélateur d’une réussite imminente que tatouer une it-girl? Il faut croire que oui.

www.tods.com

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Photo Credits: DR

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