Voyage

Plage à la page

Les premiers classiques Vilebrequin ont été créés à Saint-Tropez la mondaine. Aujourd'hui, le Prince William, Mark Wahlberg ou Vito Schnabel portent ces maillots de bain colorés qui respirent la bonne humeur. Rencontre avec le PDG français Roland Herlory, à l’occasion du lancement de la nouvelle collection pour la femme.
Reading time 7 minutes
Plage à la page

L’OFFICIEL Suisse: Comment est née l'idée de produire une mode de bain?

Roland Herlory: C’est une belle histoire – une histoire d’amour. Le fondateur de Vilebrequin était journaliste, il voyageait partout dans le monde pour écrire sur les courses de motocyclisme. Il est tombé amoureux et il a décidé de s’installer à Saint-Tropez pour séduire la reine de son cœur. C’était dans les années 1970, donc un moment aujourd'hui encore considéré comme légendaire. Brigitte Bardot et Gunther Sachs incarnaient cette ultime sensation de liberté. L’époque était aux maillots de bain Speedo à la coupe très courte et très étroite. Mais cette coupe ne flattait pas le fondateur de Vilebrequin, Fred Prysquel. Parce que bien sûr, il voulait montrer à la femme de ses rêves sa meilleure silhouette. Il a alors décidé de créer ses propres maillots de bain. Ils devaient avoir l’air aérés, décontractés et cools. Ainsi sont nées ses premières créations.

Vilebrequin est synonyme de maillot de bain homme. Depuis quand avez-vous des modèles féminins?

Nous avons commencé il y a trois ans. La marque a démarré avec le concept de père en fils; nous avons voulu compléter cela avec une gamme de mère en fille. Un produit de luxe pour toute la famille. Dans mon imaginaire, une famille part ensemble en vacances. J’ai voulu que chacun de ses membres trouve le maillot de bain approprié. L’exigence de la meilleure qualité a été là plus difficile à mettre en œuvre que pour les modèles homme. Nous avons dû compléter notre équipe d’experts. On a eu besoin d’un nouveau savoir-faire pour les maillots de bain féminins; la production de soutien-gorge exige une technique sophistiquée.

Quelle a été l’inspiration pour la collection féminine Printemps/Été?

Nous sommes retournés aux débuts de la marque – à l’esprit de Saint-Tropez dans les années 1970. Couleurs vives, jardins, grandes feuilles, papillons et bien sûr les tortues – la signature de Vilebrequin.

Vous vivez dans les Caraïbes, c’est certainement aussi un lieu d'inspiration?

Absolument! Pour être honnête, je suis tous les jours sur la plage à Saint-Barth. Généralement tôt le matin ou très tard dans la soirée. J’observe le lever du jour ou la tombée de la nuit, ce sont des moments magiques! Les gens et les couleurs m’inspirent sans cesse.

Préférez-vous le bikini ou le maillot une pièce?

(Il hésite)... Cela dépend de la femme. Le maillot une pièce est très élégant! Un bikini est évidemment plus libéral, mais je pense que cela dépend toujours du type de femme. Le défi consiste à trouver un maillot de bain qui corresponde le mieux à votre personnalité.

Vous vendez des produits spéciaux qui peuvent rapidement coûter CHF 8000. Qu’est-ce qui rend un de ces modèles si spécial? Et qui les porte?

J’ai travaillé pendant 20 ans pour la maison de luxe Hermès – c'était une école de vie! J’y ai appris et apprécié l’immense importance de l’artisanat et de la qualité. Mon intérêt était éveillé, j’ai voulu savoir quel était le produit à la qualité la plus élevé dans la gamme Hermès. C’était un maillot de bain brodé qui avait été fait dans une usine en Italie. J’ai immédiatement voulu y aller pour découvrir comment un tel produit unique était fabriqué et surtout, quel savoir-faire artisanal entrait en jeu. Sur place, j’ai entamé une discussion avec les artisans et ils m’ont dit qu’il serait encore plus unique de créer une mode de bain cousue de fils d’or. Parce que ce serait le plus grand luxe. C'est exactement ce que j’ai fait pour Vilebrequin – ces modèles incarnent l’élégance à l'état pur. Il y a toujours des gens qui recherchent des pièces uniques et pour lesquels le prix n’a pas d’importance! Nous avons déjà vendu 50 pièces de ce modèle, les gens viennent des États-Unis, de Russie, de France, en fait de partout dans le monde.

Et la coupe, comment évolue-t-elle?

Nous ne modifions pas la coupe des modèles pour homme. Nous avons travaillé si longtemps pour qu’elle soit parfaite que, maintenant, nous ne modifions tous les deux ou trois ans que de minuscules détails. Pour la femme, c’est différent. Là, il faut aller avec la tendance, la mode féminine change beaucoup plus. Nous faisons évoluer les modèles chaque saison.

A quoi faut-il être attentif si l’on veut offrir un maillot de bain?

Pour les hommes, c’est un cadeau sûr. Un short Vilebrequin est le présent idéal car il évoque la légèreté des vacances, le soleil, la mer et le bonheur. Mais pour être honnête, à une femme, offrir un maillot de bain ou un bikini, ce n’est pas une bonne idée! Trop compliqué de trouver exactement la bonne pièce, sans essayage. Autant offrir une de nos belles serviettes de plage ou un de nos sacs de plage, cela fera autant plaisir.

Comment éviter que son maillot jaunisse après de longues vacances au soleil?

Il n’y a qu’une seule chose à faire: Après chaque baignade en eau de mer ou en piscine, nettoyez le maillot avec de l’eau propre pour enlever le chlore et le sel, parce que ces substances brûlent le Lycra et détruisent votre maillot de bain préféré.

Et vous, vous vous souvenez de votre premier maillot?

Non, j'étais trop jeune. Mais je me souviens que, quand j’avais 18 ans, j’ai demandé à mes parents de m’acheter un Vilebrequin. C'était un «must», tout simplement. Le mien avait un motif plutôt traditionnel avec des crabes.

Vilebrequin dans dix ans?

La marque sera toujours plus étoffée et évoquera toujours les vacances. Tout simplement: qualité, élégance et plaisir.

 

www.vilebrequin.com

Articles associés

Recommandé pour vous