International Watch Review

Stars et constellations

Au cours des 66 dernières années, la «Constellation» d’Omega a changé d’apparence à plusieurs reprises. Le dernier modèle de la collection «Manhattan» a été lancé fin 2018 à Shanghai. Nicole Kidman et Cindy Crawford, toutes deux ambassadrices de longue date d’Omega, ont participé à l’événement. Nous avons eu l’occasion de discuter avec ces femmes inspirantes au cours du gala.
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De gauche à droite: Les 4 ambassadrices OMEGA Liu Shishi, Cindy Crawford, Nicole Kidman et Alessandra Ambrosio, avec le photographe Damon Baker, lors du lancement de la «Constellation Manhattan», à Shanghai.

C’est Raynald Aeschlimann, président et CEO d’Omega, qui avait organisé la soirée de gala à l’Expo I-Pavilion de Shanghai. «Depuis toujours, la ’Constellation’ a suscité l’admiration des femmes, partout à travers le monde. Peu importe le pays, elle parle aux femmes de tout horizon et de tout style», a-t-il ainsi déclaré. Cindy Crawford, Nicole Kidman, Alessandra Ambrosio et l’actrice chinoise Liu Shishi étaient venues en invitées d’honneur, chacune parée de la dernière édition de la «Constellation Omega» de la collection «Manhattan». La «Constellation» d’origine a été lancée sur le marché en 1952; elle a bénéficié, en 1982, d’un nouveau design et reçu son nom actuel. En 1995, le modèle a de nouveau été revisité. Cindy Crawford, qui avait intégré cette année-là la maison en tant qu’ambassadrice de la marque, y avait à l’époque apporté une importante contribution. 

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Modèles «Constellation Manhattan» en acier. Cette OMEGA existe aussi en d’autres déclinaisons.

Le Supermodèle a récemment fait de sa collaboration de longue date avec Omega une affaire de famille. L’année dernière, son fils Presley et sa fille Kaia sont à leur tour devenus ambassadeurs officiels d’Omega. «Mes enfants ont fait partie de la famille Omega depuis leur plus jeune âge. Omega m’avait par exemple invitée avec toute ma famille lorsque je participais à des événements tels que les Jeux olympiques de Pékin ou de Vancouver. Quand ils ont eu la possibilité de faire officiellement partie de la famille Omega, il fut clair pour nous tous que le moment était arrivé», a ainsi déclaré Cindy Crawford à un groupe de journalistes sélectionnés avant le gala. «Ils étaient ouverts à cette idée, et avaient déjà commencé à faire du mannequinat. Ce que j’aime avec Omega, c’est qu’alors que tant de marques essaient de recréer ce type de relations ou d’histoires, dans notre cas, cela n’a même pas été nécessaire, et je trouve cela vraiment merveilleux. Kaia et Presley ont en fait grandi avec Omega. Je pense qu’une histoire aussi authentique est extrêmement rare et précieuse dans le monde du marketing d’aujourd’hui. Avec les réseaux sociaux, de nos jours, tout est devenu si transparent que l’on ne peut plus percer avec de simples paroles en l’air».


L’OFFICIEL Suisse: Quel est votre secret pour toujours rester positive?
Cindy Crawford: Eh bien, tout d’abord, j’aime mon travail, et j’ai beaucoup de chance de pouvoir le pratiquer. Quand je suis chez moi, sans jetlag, je prends habituellement le temps chaque matin d’être reconnaissante pour tout ce que j’ai. Je me projette dans la journée à venir en me disant: «OK, c’est ce que j’ai à faire aujourd’hui»; ou bien: «Mon planning est trop chargé, je dois reporter une réunion parce qu’il y a beaucoup de trafic», ou quelque chose du genre. J’essaie juste d’anticiper les problèmes pour m’économiser du stress par la suite. Je crois à la gratitude et à une bonne organisa- tion pour réduire le stress – cela m’aide. La plupart du temps, j’aime mon travail mais, le soir venu, j’aime rentrer chez moi.


Le temps est précieux. À quoi préférez-vous l’utiliser?
Plus on vieillit, plus on se rend compte que le temps est le bien le plus précieux que nous ayons, et que nous ne pou- vons malheureusement pas l’acheter, même si on le voulait, n’est-ce pas? Eh bien, pour moi, il était clair que je voulais enfin vivre ma vie comme je l’entendais. C’est pourquoi il était important pour moi de déménager à Malibu. Nous vivons sur la plage et avons vraiment fait de la famille notre priorité. Même maintenant que nos enfants sont plus grands, quand ils disent qu’ils veulent venir déjeuner avec nous, mon mari et moi changeons tous nos plans, peu importe lesquels, juste pour aller manger avec Kaia des sushis, ou regarder un film avec Presley ou quelque chose de ce genre. Je pense que notre famille a pour nous énormément d’importance. C’est donc avec ma famille que j’aime le plus passer mon temps. 

Comment réussissez-vous à transmettre à vos enfants de vraies valeurs alors qu’ils travaillent dans une industrie où tout tourne autour de la beauté et des apparences?
Mes enfants sont encore des enfants, alors reposez-moi cette question dans 10 ans... Souvent je pense que les enfants n’écoutent pas vraiment ce que leur disent leurs parents, du moins les miens, ils font par contre attention à tout ce que vous faites. Alors, quand ils voient que vous êtes polis avec les autres ou que vous travaillez dur, ils travaillent dur à leur tour. Pareil quand ils voient que vous mangez sainement. Ils apprennent simplement en regardant. Par conséquent, je crois que pour mon mari et moi, l’essentiel est simplement de bien nous comporter et d’espérer que nos enfants l’intègreront d’une façon ou d’une autre. 

 

D'une icône à l'autre

Nous avons également rencontré Nicole Kidman pour parler d’Omega, de #MeToo et de son rôle actuel dans «Big Little Lies». L’actrice nous confie comment elle et son mari, Keith Urban, ont réussi à tirer le meilleur parti de leur temps libre. L’actrice conseille ainsi de ne ramener aucun travail à la maison si possible.


«Bien sûr, je travaille beaucoup, mais quand j’ai congé, j’ai congé», nous confie Nicole Kidman. «Keith et moi réussissons à décrocher immédiatement car nous avons une vie très agréable à Nashville, très simple, calme et reposante, et c’est ainsi que nous nous sommes organisés. Nous nous sommes fixé des limites assez strictes en ce qui concerne le travail à la maison. J’avais autrefois un bureau chez moi mais je l’ai simplement supprimé – et c’est la meilleure chose que j’ai pu faire. Nous n’avons pas non plus la télévision dans notre chambre; c’est le type de couple que nous sommes, et je ne peux que le recommander. Et pas d’ordinateur au lit.»


L’OFFICIEL Suisse: Vous êtes ambassadrice Omega depuis très longtemps. Quel modèle portez-vous le plus souvent?
Nicole Kidman: Le plus souvent, je porte la «Constellation», car je pense que cela convient à la journée, mais aussi au soir. Elle est très élégante, très chic et les gens m’en parlent toujours quand je la porte. Mais quand je vais par exemple aux Oscars, aux Golden Globes ou à un autre grand événement sur tapis rouge, je préfère porter des montres vintage parce qu’elles sont serties de ces petits diamants exquis, qu’elles ont été réalisées à la main et qu’elles portent en elles une histoire. Je trouve vraiment merveilleux de porter une pièce vintage avec une histoire qui a traversé les âges. C’est simple, j’adore ça.


Vous passez une partie de votre temps à aider d’autres femmes et à soutenir différentes causes. Est-ce la meilleure façon d’organiser votre temps?
J’ai commencé à travailler comme Ambassadrice spéciale des Nations Unies pour les femmes il y a plus de 20 ans, parce que je savais que l’ONU Femmes travaillait au niveau local – au Cambodge, au Libéria, et à ma connaissance dans tous les endroits possibles – avec un engagement total dans son combat contre la violence faite aux femmes. Cela a débuté lorsque j’ai commencé à travailler avec eux il y a deux décennies. C’est un engagement sur le long terme, en matière de temps. Je suis heureuse de voyager à travers le monde, de laisser mon nom derrière moi et de faire des recherches. Pour moi, le pire, c’est de parler de quelque chose sans en avoir une vraie compréhension. Je dis souvent: «Un instant, je ne comprends pas. Pourriez-vous s’il vous plaît m’expliquer cela?». J’essaie toujours d’apprendre afin de pouvoir transmettre un message ou parler en connaissance de cause plutôt. 


Votre rôle dans «Big Little Lies» est complètement dans l’air du temps. Avez-vous eu des retours intéressants de femmes ayant eu des expériences similaires? Comment cela s’est-il passé quand la série est sortie, en plein mouvement #MeToo?
«Big Little Lies» est sorti avant le mouvement #MeToo, ce fut donc en quelque sorte un précurseur. Vous savez, Liane Moriarty a écrit un roman très divertissant, mais lorsqu’on commence à le lire, il s’avère très troublant car à travers les yeux de Celeste, on prend conscience d’un certain type de violence domestique. J’ai bien sûr fait des recherches pour jouer ce rôle, mais j’ai également énormément travaillé. Le lendemain de ma victoire aux Emmy, j’étais à San Francisco pour une levée de fonds contre la violence domestique. Pour moi, il est extrêmement important de toujours faire son travail, puis de rendre la pareille en s’investissant pour cette problématique, si cela a du sens. De cette façon, j’en ai appris encore plus sur le sujet. C’est pour cette raison que j’ai dit dans mon discours aux Emmy que le problème est très sournois, souvent caché, et que souvent, personne ne veut en parler. Nous en sommes maintenant plus conscients à la suite du mouvement #MeToo, mais le problème existe toujours, et reste en grande partie occulté, associé à d’énormes peurs. Je suis d’avis que le plus important est de changer la législation car dès que cela arrivera, les femmes ou tous ceux qui souffrent d’abus de pouvoir, en particulier en matière de violences domestiques, oseront se défendre s’ils se savent protégés par la loi. Je crois que c’est aussi une manière de combattre le problème. Nous venons maintenant de terminer la deuxième saison, où nous voyons les différents personnages et la manière dont les événements de la première saison ont affecté leur vie. Nous voulions être complètement authentiques. Maintenant, Andrea Arnold est également de la partie, un changement de réalisateur donc, avec cette fois une perspective féminine. Nous travaillons à vrai dire toujours sur le montage, donc je ne peux pas encore dire ce qu’il va en sortir. Nous espérons en faire quelque chose de grandiose. Mais on ne sait jamais...


Pourquoi la série «Big Little Lies» a-t-elle reçu un tel accueil? Que nous réserve la deuxième saison?
Le bon accueil fait à la série a vraiment été une surprise, nous ne nous attendions pas à ce qu’elle ait une telle audience à travers le monde. Je ne sais pas du tout pourquoi. C’est peut-être une heureuse coïncidence. Je me souviens juste d’avoir écrit un message à Reese alors qu’elle tournait en Nouvelle-Zélande. Je lui ai écrit: «Tu n’as pas idée des réactions qu’il y a ici». Et elle m’a répondu: «Tu n’as pas idée de celles qu’il y a ici». C’était fantastique, comme une vague qui continue de monter. Et ce qui est bien avec la télévision, c’est que les téléspectateurs peuvent désormais tout télécharger et tout regarder s’ils ont raté la diffusion la première fois. C’est de cette manière que la série a atteint un public si large. C’est pour cette raison que nous avons tourné une deuxième saison, même si nous n’avions pas prévu de le faire à l’origine. C’est pourquoi il a été si difficile de la mettre en place. Lorsque l’on tourne une série comme celle-ci, on anticipe généralement l'éventualité d'une deuxième ou d’une troisième saison, mais cette fois, nous pensions que nous ne ferions qu’une saison et c’est tout.


Avez-vous eu à vous battre pour obtenir une deuxième saison?
Oui, nous avons vraiment dû faire beaucoup d’efforts pour tout obtenir. Nous avions en outre un livre pour servir de base à la première saison, et aucun pour la deuxième. Mais ce qui nous a parlé est le fait que le public avait établi une relation avec ces femmes, que nous avions des histoires soudain pleines de possibilités, et nous avons réalisé à la fin de la série que ce n’était pas seulement ce qui arrivait à Perry qui importait. Les spectateurs s’intéressaient vraiment à ces femmes et c’était une énorme satisfaction. Il nous était alors possible d’étoffer l’histoire. Nous avons fait venir Meryl Streep, nous avons également donné à Renata, Laura Dern, Bonnie et Zoe Kravitz des histoires fortes. Plutôt que tout tourne autour de Madeline/Celeste, nous avons élargi la trame. Jane a aussi une histoire forte, même si elle en avait déjà une lors de la première saison, je trouve.

Pensez-vous que les temps aient changé depuis l’année dernière pour les femmes, dans le monde des affaires ou dans le vôtre?
Vraiment changé? Je ne dirais pas que les choses ont vraiment changé. Je dirais que nous avons entamé un processus de changement. Je pense que l’on a un énorme retour de balancier, dans le sens où cela fait partie des conversations, mais est-ce que cela engendre un énorme changement? Non, pas encore. Je peux parler de mon travail en tant qu’actrice, où il n’y a encore que très peu de possibilités de travailler avec des réalisatrices. Il n’y a certainement pas d’égalité entre les sexes, et j’espère que cela ne tombera pas aux oubliettes. Il y a un an encore, c'était au coeur de toutes les discussions, et puis comme souvent, l'intérêt se perd et les gens en parlent de moins en moins. Mais cela signifie également que nous, et pas seulement les femmes présentes ici, mais aussi les hommes qui soutiennent l’égalité entre les sexes, devons continuer à faire des efforts et à nous soutenir mutuellement. Il s’agit bien sûr d’un sujet qui me tient par- ticulièrement à cœur et cela le restera pour toute ma vie. 

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