Une botte. Un chausson. Et comme si cela ne suffisait pas, entre les deux, Jonathan Anderson .
Certains les ont aimées dès le premier instant, d’autres les ont cantonnées au canapé, et d’autres encore ont juré de ne jamais les porter hors de chez eux. Les UGG font partie de ces choses qui ne connaissent pas de juste milieu. Soit on les défend inconditionnellement, soit on les déteste. Inventées en 1978 par un surfeur australien sur la côte californienne, elles ont conquis les pieds des stars d’Hollywood, ceux des journalistes de mode, puis le monde entier, devenant bien plus que de simples chaussures. Une habitude, presque un rituel. Et c’est précisément dans cette familiarité qu’Anderson a voulu mettre son grain de sel.
Le mocassin comme langage
Quiconque connaît le créateur, qui dirige Dior depuis 2025 après onze années chez Loewe, sait que le mocassin est pour lui bien plus qu’une simple chaussure. Il l’a exploré en profondeur au sein de sa maison de mode, transposant ses détails sur des sacs et des pièces de prêt-à-porter. Aujourd’hui, ce langage formel rencontre les deux silhouettes les plus emblématiques d’UGG pour donner naissance à la UGG JW Anderson Loafer Boot et au UGG JW Anderson Loafer. Le bout est arrondi, les surpiqûres donnent de nouveaux contours à ces formes familières, tandis que les matières et le rembourrage qui ont fait le succès de la marque californienne sont préservés. Il ne s’agit pas d’un déguisement, mais d’une interprétation réussie.
« Les UGG sont immédiatement reconnaissables, et j’avais envie de regarder quelque chose d’aussi familier à travers le prisme de JW Anderson », explique le créateur. « Pour moi, collaborer, c’est expérimenter, réunir deux perspectives différentes et voir où elles nous mènent. »
Le penny loafer a servi de modèle, réinterprété dans le style inimitable d’UGG. Anderson a personnellement choisi trois couleurs : châtaigne, kaki et orange.
Pour raconter l’histoire de cette collaboration, pas de décors spectaculaires. Photographiée par Zhenya et Tanya Posternak, la campagne parcourt un intérieur et saisit chaque geste : s’habiller, passer d’une pièce à l’autre, s’asseoir, se lever, sortir de chez soi, revenir. Ces moments sont incarnés par Dev Hynes, musicien et producteur connu sous le nom de Blood Orange, qui porte des looks personnellement choisis par Anderson. Le résultat est une chorégraphie du quotidien domestique, où l’ordinaire glisse presque imperceptiblement vers l’extraordinaire.
Où les trouver ?
La collection sera disponible à partir du 15 octobre sur UGG.com et JWANDERSON.com, dans une sélection de boutiques UGG et JW Anderson à travers le monde, ainsi que chez certains revendeurs comme The Webster, Lane Crawford et Selfridges.
Et voilà que revient l’éternelle question : UGG, oui ou non ? Peut-être que, pour une fois, la réponse se situe quelque part entre les deux. Entre le pyjama et la robe, entre le canapé et la rue. Exactement là où Anderson la voulait.
« Le luxe, c’est parfois simplement ce que nous connaissons depuis toujours, vu sous un autre angle. »





















