Woman

La muse moderne - L'édition Septembre

Comme la plupart des gens, je déteste dire au revoir à l’été et à son atmosphère détendue, et je dois bien me résoudre à accepter l’arrivée de septembre.
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Chère lectrices,

Mais à l’heure où ce numéro est sous presse, je sais aussi que je peux me réjouir de bien des choses. Les vêtements chauds prennent le relais, nous pouvons admirer toute une série de nouvelles collections. Les défilés qui annonçaient la mode de cet Automne/Hiver sont déjà passés depuis un certain temps; si vous voulez vous rafraîchir la mémoire, (re-)plongez — vous dans le cortège de leurs beautés grâce à notre compte — rendu des plus grandes semaines de la mode, à partir de la page 55. 

Pour beaucoup d’entre nous, la rentrée signifie le retour à la ville. Justement, un des fils rouges de ce numéro est l’influence de l’environnement urbain sur la mode. Si l’on étudie l’histoire, on ne peut nier l’importance cruciale qu’a joué l'espace urbain sur l’industrie et l’esthétique des modes. Les cultures urbaines ont modelé des époques entières – pour s’en convaincre, rendez-vous à la page 40. Longtemps, on a pu prédire ce qui allait apparaître sur les podiums et dans les grands magasins, en se basant sur les villes où les marques étaient implantées. Pendant plus de deux siècles, Paris et Londres ont offert aux professionnels de la mode et aux designers, une tribune prouvant leur supériorité culturelle sur le reste du monde occidental. Jusqu'à récemment, il fallait d’ailleurs se tourner vers ces villes-là pour se faire un aperçu des dernières tendances.  

Pourtant, ces dernières années, ce jeu d’influences a changé. J’en ai pris conscience quand, au début de cette année, VETEMENTS l’une des marques les plus cool et des plus prescriptrices du moment, a annoncé qu’elle venait s’installer à Zurich. Ce label, célèbre pour son style non conventionnel et des collaborations très fructueuses, a quitté sa base initiale pour déménager ses installations ainsi que plus de 40 employés de Paris vers une usine reconvertie de Zurich. Cette nouvelle a engendré une multitude d’articles. Les journalistes du monde entier se sont posé, non sans angoisse, toute une foule de questions: Pourquoi Zurich? Cela reflète-t-il un changement culturel en Europe? Zurich est-elle le nouvelle Berlin? Le déménagement a-t-il eu lieu pour des raisons fiscales? Quand Zurich est-elle devenue cool? Un article en a même conclu que ce déménagement avait du sens dans la mesure où Zurich avait été le berceau du dadaïsme. 

Je crois que la réponse est simple. Guram Gvasalia, le chef de file de la marque, l’a résumé en ces termes: «Paris tue la créativité... [Paris est] destructif... J’en ai fini avec le glamour superficiel». A croire que la réputation des grandes capitales de la mode internationale n’ait plus le même attrait qu’auparavant. Comme dans bien d’autres domaines, ce qui était une tradition est désormais considéré comme une contrainte étouffante.

Cap sur la ville toujours, mais côté plaisirs et découvertes: nous sommes heureux d’accueillir une fois de plus rONjA FurrEr, la star de notre shooting dont une photo fait notre couverture (p. 86). Après notre shooting à New York l’année dernière, c’était formidable de retrouver la top-modèle suisse dans son pays d’origine (voir la vidéo sur lofficiel.ch). Ronja ne s’est pas envolée pour New York sans nous confier une liste de ses endroits préférés à Zurich. Vive les villes! 

Ronja Furrer porte sur ses images Michael Kors Collection.

Photografie
Andreas Ortner
@ABERLI MANAGEMENT

Modèle
RONJA FURRER
@ABERLI MANAGEMENT

Maquillage & Coiffure
RACHEL BREDY
@ STYLE COUNCIL

Assistant de photo
FLORIAN HARRER

Production
ALEXANDRA ABERLI IN PARTNERSCHAFT MIT MICHAEL KORS.

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