Hommes

Ferrari GTC4 Lusso

by Nicole Trinkler Jander
18.01.2017
Capable de ronronner, tel un gentil chaton, autant que de rugir. Un fauve conçu pour accueillir quatre personnes, sans oublier leurs bagages. L’asphalte, cette Ferrari le survole, et grâce à ses quatre roues à la fois motrices et directrices, ni la neige ni la glace ne l’e raient. En ville aussi, le nouveau modèle de la maison au «cavallino rampante» a un sacré panache.

Je l’ai quitté sur le parking. Je le laisse sans un regret. Sans même me retourner. Mon vieux compagnon. C’est tout juste si j’entends encore sa portière claquer derrière moi. Aimantée que je suis par ce bolide italien, je sais que toute tentative de résistance sera vaine. L’attraction est trop forte. Mon cœur bat la chamade. Un instant, même, il s’arrête. Puis, «boum, boum», s’a ole de plus belle. La nouvelle Ferrari GTC4 Lusso est juste devant moi.

J’ignore ce qui m’attend. Ce qui, par contre, ne fait aucun doute: les constructeurs automobiles italiens ont décidément une façon de voir les choses bien di érente de la nôtre. Pour eux, cette splendide machine que j’ai devant moi est un véhicule familial. Une Ferrari trois portes à vivre au quotidien. Pourtant, il n’a absolument rien d’ordinaire, ce carrosse pro lé pour ler sur les ailes du vent. Avec ce modèle GTC4 Lusso, présenté comme le successeur de la FF – laquelle avait, avec son design atypique, ses quatre roues motrices et ses quatre places, plongé la communauté des a cionados dans une certaine perplexité pour ne pas dire dans une vraie crise identitaire, en 2011 – il semblerait bien que les constructeurs de Ferrari aient renoué avec une tradition dans laquelle tout le monde se retrouve. Tout en continuant de faire rêver les amateurs. Chris Schenk, concessionnaire et représentant de la marque Ferrari pour le garage Foitek à Urdorf, près de Zürich, nous le con rme: «Les apparences ne sont pas trompeuses.» C’est une Ferrari. Une vraie. «Plutôt que de suivre la tendance actuelle en proposant, nous aussi, comme tant d’autres marques de notre segment, un modèle de type SUV, nous préférons continuer d’écrire l’histoire de la voiture de sport. Avec brio. Comme nous l’avi- ons commencé avec la FF. Ce que nous proposons aujourd’hui avec la GTC4 Lusso, c’est donc une vraie voiture de sport, exceptionnelle naturellement, mais qui soit aussi adaptée au quotidien. Et c’est bien le cas, comme vous pouvez le voir, grâce à son système 4RMS, c’est-à-dire à ses quatre roues à la fois motrices et directrices, et grâce à son co re de 450 litres ( 800 quand on rabat les sièges arrière). La GTC4 Lusso permet par conséquent de multiplier par quatre le plaisir en partageant l’expérience fabuleuse de la conduite d’une voiture de sport. Quatre: le nombre de ses occupants.»

E ectivement, ce sont bien quatre places que je découvre, jetant un furtif coup d’œil à l’intérieur. Et avant même de pouvoir comprendre ce qui m’arrive, je me retrouve soudain délicieusement installée à l’avant, lovée sur le cuir du siège passager, aussi confortable qu’un luxueux fauteuil. Je reste sans voix, tant sont nombreuses les impressions et sensations qui me submergent...

Se déploie devant moi un immense tableau de bord divisé en deux cockpits, l’un destiné au conducteur, l’autre, au passager, la console tactile médiane qui accueille un écran de 10 pouces avec commande Apple-Car-Play (parmi d’autres fonctionnalités) faisant o ce de trait d’union entre les deux. J’ai l’impression de pouvoir toucher le ciel, la fenêtre pano- ramique surdimensionnée au-dessus de nos sièges se faisant idéalement oublier. Et ce petit bourdonnement à ma gauche? C’est le dénommé butler, un valet automatique qui prend soin de régler ma ceinture de sécurité à la bonne hauteur, et de l’amener jusqu’à mon épaule. Je n’ai plus qu’à la saisir et à me réjouir du doux clic de l’attache en la bouclant. Ce n’est pas peu dire si je me sens en sécurité...

Je parle de sécurité, et pourtant: je sens bien que c’est une véritable tempête qui, d’un instant à l’autre, pourrait se déchaîner! Et en e et, sous le capot, c’est un moteur de près de 6,3 litres et de douze cylindres qui se réveille soudain en vrombissant. Sans qu’il soit besoin de clé, bien entendu,

pour démarrer. Il su t d’actionner le bouton-starter placé directement sur le volant. Bien sagement pourtant, en res- pectant les limitations de vitesse, nous sortons de la ville. Mais à peine avons-nous rejoint la route de campagne, que Monsieur Schenk, mon pilote, inverse la manette et passe ainsi du mode «confort» au mode «sport». En quelques secondes, les 690 chevaux de la GTC4 Lusso – qui se seraient presque fait oublier – me plaquent au fond de mon siège dans une accélération qui me fait soudain prendre conscience que ce véhicule faussement discret et apparemment domestiqué est en fait un monstre de près de 5 mètres de long pour 2 tonnes environ. Rien n’est plus comme avant. Le changement est spectaculaire. Dans un état de concentration extrême, je surveille alternativement la route et le moniteur de con- duite passager, et j’arrive à peine à reprendre mon sou e. J’ai l’impression que mes cheveux volettent autour de mon visage – je tiens à vous faire remarquer que les fenêtres sont bel et bien fermées! Lancée à pleine puissance, la Ferrari dévore la route, décélère pour prendre les virages, et il su t d’une légère pression sur l’accélérateur pour qu’elle sorte des courbes avec une souplesse et une légèreté que je n’attendais pas d’un tel super-bolide de sport.

A mon tour désormais de dompter le fauve! Bien entendu, j’ai besoin d’un petit moment pour me familiariser avec cet incroyable volant sur lequel on trouve l’ensemble des com- mandes concernant clignotants, starter et programmes de conduite, essuie-glaces et éclairages. Juste derrière, on décou- vre deux manettes permettant d’enclencher les vitesses en mode manuel. Mais je préfère ne pas y toucher pour l’instant, me ant plutôt à la boîte de vitesses automatique. J’appuie sur le bouton-starter et, il fallait s’y attendre, j’en oublie carré- ment le clignotant. Sourire gêné à l’intention de Monsieur Schenk. De la pointe du pied, j’e eure la pédale de gaz. Et c’est reparti pour un tour en grand huit! Un grand huit des sensations, à cette di érence près que c’est moi, désormais, qui suis seule aux commandes. Tandis que je commence tout doucement à me détendre en mode «confort», la GTC4 Lusso faisant patte de velours, la conduite «sportive» représente un dé à la hauteur duquel je n’ai pas vraiment l’impression d’être: la bête vrombit, rugit et j’ai peine à la tenir en respect. «Question de pratique», m’explique Chris Schenk. J’ai, quant à moi, l’impression d’avoir vécu ma toute première fois... Ma toute première leçon de conduite, s’entend!

Pour la coquette somme de CHF 310 000,
la Ferrari GTC4 Lusso sera à vous. Disponible, bien sûr, avec tout un éventail d’options.

www.ferrari.com 

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