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Salone del Mobile : chez Paradisoterrestre

Paradisoterrestre est à la fois une histoire toute neuve et déjà classique. Relancer les passions de Dino Gavina dans un siècle nouveau, tandis qu’elles étaient logiquement inscrites dans des années 60 éprises de bouleversements profonds, est spécialement courageux.

La grande réédition de l’année sera sûrement cet assemblage de Roberto Matta (Malitte), blocs de mousse multicolores qui forment une composition abstraite. Les proportions et le dessin touchent immédiatement parce qu’ils parlent du corps, de physiologie et de confort presque instinctivement entendu. On pensera sûrement, en le voyant, à la réalisation psychédélique de Verner Panton (Visiona 2, 1970) pourtant bien postérieure. Le travail de Matta, artiste associé au courant surréaliste, anticipe de manière impressionnante, ce qui reste comme l’un des séismes les plus importants du design issu des années 60.

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